Indochine

Pour rendre un hommage vibrant aux Combattants, Résistants et Déportés d'Indochine, aux familles meurtries et à toutes les victimes de ce conflit sans merci surgi à l'autre bout du Monde, 
Pour rappeler à tous ceux qui ont oublié, pas toujours innocemment, cette page d'Histoire que la France a écrite de son sang, 
Pour apprendre à ceux qui ne l'ont pas connue, ou qui la mettent en doute, l'œuvre admirable qu'elle a accomplie auprès des populations de cette péninsule.
La «KEMPETAI » fut la Gestapo japonaise.
 
Ce livre est l'œuvre, très simple, d'un homme qui, durant de longs mois, connut l’atrocité de ses cellules et l'épouvante de ses tortures. Il constitue l’unique document par l’image rappelant les traitements infligés à des êtres dont – en une Indochine lointaine et isolée - le patriotisme et l'idéal n'avaient pas renoncé.
 
De ce livret nous n'en connaissions l'auteur que par des initiales, nous pouvons aujourd'hui l'attribuer au Capitaine Gustave, Henri PAUWELS, dont nous remercions sa fille Marie-Noëlle pour son aimable autorisation.  
 
 
En juin 1945, un avion géant américain parachutait dans une petite clairière de la jungle indochinoise près de Cho Chu dans les montagnes du Tonkin, une équipe de 8 hommes appartenant à l’OSS, ces agents allant rejoindre Hô Chi Minh et le futur général Vô Nguyen Giap, alias monsieur Van.
Cette équipe était destinée à former et à entrainer deux cent partisans Viets à l’art de la guerre moderne, soit disant contre les japonais, qui régnaient alors en maîtres absolus en Indochine depuis le coup de force du mars 1945, les forces françaises ayant livré un combat totalement inégal sans aucune aide alliée contre les forces du Mikado.
 
Le 6 août 1945, la première bombe atomique tombe sur Hiroshima, suivie de la seconde sur Nagasaki le 9 août, annonçant la capitulation japonaise qui est effective le 14 août, le 2 septembre étant la date choisie par le général Mac Arthur pour la signature officielle de la reddition de l’empire du Soleil Levant.
Hô Chi Minh comprend aussitôt que l’Indochine allait devenir un enjeu et qu’il fallait agir immédiatement avant l’arrivée probable des troupes alliées.