Indochine

Le général Jean de Lattre de Tassigny, nommé haut commissaire et commandant en chef en Indochine débarque à l’aéroport de Tan Son Nhut à Saigon le 17 décembre 1950.
Il est accompagné du général Raoul Salan, des colonels Allard, Beaufre  Cogny et Gracieux, tous anciens de la 1ère Armée.
Il apprend le 18 décembre à Saigon l’évacuation du poste de Dinh Lap, dernière position française après Lang Son sur la Route coloniale n°4 avant Tien Yen, et qui avait été abandonné la veille sous la pression d’un élément vietminh et sans combat.
Après l’affaire de Tien Yen, la plupart des unités des forces françaises au Tonkin s’étaient regroupées dans le Delta.
Les écoutes radios et les renseignements recueillis sur le terrain laissaient planer un doute quant aux futures attaques vietminh, et pourtant de nombreuses informations arrivaient au 2° bureau de l’EMIFT à Saïgon comme à celui des FTNV à Hanoï concernant le plan «  Trang Hung Dao » mis au point par le général Giap.
 
En octobre 1951, le corps de bataille vietminh a déjà pris forme : le nombre de ses divisions et non plus de brigades est maintenant de six - la 304, 308, 312, 316 et 320. Elles se reconstituent en personnels et en armes lourdes avec des SKZ d’origine chinoise et des mortiers de gros calibre.
La division normale comprend trois régiments à quatre bataillons d’infanterie, une compagnie de renseignements, une compagnie du génie avec des groupements de sapeurs d’assaut

Après Vinh Yen, le général Jean de Lattre de Tassigny en vient à se poser de nombreuses questions notamment sur le fait que lui l’européen qui vient de débarquer en Asie ne connaît pas cette guerre révolutionnaire et populaire ; il ne peut imaginer en son fort intérieur que la bataille menée par Giap à Vinh Yen puisse se terminer ainsi, sans que le généralissime vietminh n’ait pas envisagé ou planifié plus tôt autre chose.

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Fin octobre 1951, le général de Lattre de Tassigny, haut commissaire en Indochine et commandant en chef est informé que certains bruits circulent dans le milieu politique parisien, bruits qui feraient état de son inertie en Indochine et de ne pas avoir lancé de grandes opérations destinées à disloquer le dispositif du corps de bataille vietminh, après les succès de l’année en cours.

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