Indochine

L’idée de la mise sur pied d’unités indigènes ne date pas de la guerre d’Indochine ; déjà en 1912, le général PENNEQUIN avait proposé de confier des commandements à des officiers d’origine indochinoise jusqu’à la fonction de commandant de compagnie. Bien entendu, il n’avait pas été écouté, mais sa proposition avait été reçue sous une pluie de sarcasmes par les fonctionnaires en poste à cette époque.

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Avant d’évoquer le drame de la route coloniale n°4- RC4 – Cao bang Langson - d’octobre 1950, il y a lieu tout d’abord de se reporter à ce que la presse a dénommé l’affaire des généraux (Août décembre 1949) qui provoqua d’ailleurs la chute du gouvernement QUEUILLE le 5 octobre 1949, mais fait plus grave donna au Vietminh de précieuses indications sur une éventuelle évacuation des postes de la zone frontière du Tonkin avec la Chine.
En mai 1949, le général Georges REVERS, chef d’état-major de l’Armée de terre effectue une inspection des troupes en Indochine durant un mois et rédige à son retour en métropole un rapport sur la situation dans ce pays et sur la conduite de la guerre.
 

Le 17 décembre 1950, le général Jean de Lattre de Tassigny débarque à Tan Son Nhut, aérodrome de Saigon : déjà l’annonce de son arrivée dans les circonstances dramatiques que traverse l’Indochine, soulève nombre de questions.

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La RC 4 serpente à flanc de falaise le long de la frontière de Chine sur plus de 300 km. De Moncay à Tien Yen elle suit le littoral du golfe du Tonkin, puis elle bifurque vers l’intérieur, en direction de Longson. De Langson, elle s’enfonce dans des vallées resserrées, débouchant sur des collines peu boisées et souvent recouvertes d’herbes à éléphant. Des postes importants jalonnent l’axe routier, protégeant ainsi les passages délicats. A 67 Km, That Khé, puis Dong khé 28 Km plus loin et enfin Cao bang à 41 Km

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OCTOBRE 1950 :
Le Corps Expéditionnaire Français subit sa première défaite. Qui en effet, des anciens d'Indochine ne se souvient du désastre de la RC4 ?
Depuis 1946, le général GIAP attend son heure, pendant que nous nous installons dans la guerre, espérant toujours convaincre le Gouvernement à Paris d'envoyer des renforts et du matériel, voire de traiter sur le plan politique comme l'ont préconisé le général LECLERC, le Général SALAN ou Jean SAINTENY.