Des Hommes à l'honneur

 

Grand invalide, Résistant

 

 

 

Grand blessé de la guerre 1914-1918- Amputé des deux jambes-, il appartient très tôt au monde combattant en adhérant à l'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants et victimes de guerre et des jeunesses de l'Union fédérale ; il y joue un rôle important notamment dans la défense des droits et de la mémoire à l'échelon départemental et national.

Chef de service à la préfecture de Nice, il doit en raison de ses prises de positions contre le régime de Vichy, démissionner de ses fonctions et profondément républicains, il va malgré ses blessures entrer dans une résistance active, ce qui lui vaudra de se voir conférer la Médaille de la Résistance.

Il devient adjoint au maire de Marseille, délégué aux anciens combattants de 1959 à 1971.

Il a été successivement président des plus grands invalides de guerre, président de l'ADIRP, président de l'UDAC des Bouches du Rhône de 1947 à 1976, et il fut le créateur entre autre du Comité de coordination des associations d'anciens combattants et victimes de guerre de Marseille en 1956.

Il était chef de bataillon honoraire.

Commandeur de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, Médaillé de la Résistance.

Les nazis n'ont jamais hésité à se débarrasser des hommes et des femmes qui les gênaient et bien sûr aussi des enfants de tout âge et cela a été le cas de la grande rafle des juifs à Marseille dès le 22 janvier 1943, notamment lors de l'évacuation des vieux quartiers du Vieux Port et dans Marseille même.
 
Le jeune Israël Raphaël ATTALI est né à Marseille, rue Beauvau le 25 janvier 1929 de parents immigrés venus de Constantinople au début du siècle pour fuir l'intolérance ottomane.
Enfant de troupe à l’âge de 14 ans, du 20 septembre 1939 au 15 juillet 1944, il a revêtu un uniforme qu’il n’a plus quitté jusqu’à son admission à la retraite comme colonel en 1979.
Dès sa sortie de l’Ecole de Tulle, il rejoint la Résistance et se retrouve dans un bataillon des Forces Françaises de l’Intérieur dans l’Ardêche où il sert comme sergent, puis s’engagera pour la durée de la guerre le 29 novembre 1944.

Dans la nuit de mercredi 16 janvier 2013, Marcel BOURGEOIS nous quittait dans son sommeil: avec lui disparaît un survivant de l’Histoire de l'Indochine qu’encore peu de gens connaissent. Pour moi ce fut un rude choc, puisque le midi nous déjeunions ensemble en compagnie de sa fille, et je ne pouvais imaginer qu'un jour il puisse partir, tellement je le croyais immortel sachant qu'il avait traversé des périodes excessivement périlleuses et s’en était toujours bien sorti. Il symbolisait pour moi la vie et l’Indochine éternelle, celle qui nous a marqué lui et moi à tout jamais ...

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