Symbole du Combattant de 14/18

 

 

Il est né le 5 décembre 1894 à Estivareilles dans l’Allier dans une famille d’agriculteur.

Début 1915 il est appelé sous les drapeaux et va rejoindre le 94° régiment d’Infanterie, régiment qui en août 1914 a participé aux premiers combats en Belgique à Charleroi et a connu la retraite et les combats d’arrière garde menés par le général LANREZAC.

En 1916, son régiment est sur la Somme où se déroulent de violents combats, et le 25 septembre 1916, Marien BOUDET agent de liaison fonction particulièrement difficile à assurer compte tenu des risques à se déplacer sous les tirs d’artillerie pour acheminer les messages du commandement, est grièvement blessé aux deux jambes par les éclats d’un obus de gros calibre, ce qui lui vaudra d’être amputé des deux jambes.

Revenu à la vie civile comme grand mutilé de guerre à 100%, il aura un emploi de bureau au centre d’appareillage de Clermont Ferrand, où il se marie et a deux jumeaux, Jean et Jeannine BOUDET.

Se souvenant des terribles souffrances endurées, Marien BOUDET va s’occuper activement et durant toute sa vie de ses camarades mutilés et des veuves en adhérant à l’Union Fédérale du Puy de Dôme, où il va côtoyer le docteur GRASSET qui deviendra un des dirigeants nationaux de l’Union fédérale au côtés de René CASSIN et sera le promoteur de nombreuses lois concernant les anciens combattants de la grande guerre.

Vice-président de l’association des grands invalides de guerre, il se verra décerné en 1922 la Croix de chevalier de la Légion d’honneur par le docteur GRASSET, plus tard sera promu au grade d’Officier dans cet Ordre prestigieux.

Le 3 octobre 1916, il avait été décoré pour faits de guerre de la Croix de guerre 14/18 avec palme et de la Médaille Militaire.

On retrouve chez Marien BOUDET tous les sentiments qui ont animé nos anciens de 14/18 ; dévouement à autrui, solidarité humaine, sens de l’amitié et du souvenir

Les générations futures ne sauront jamais à quel point elles doivent leur liberté à tous nos anciens, et il a fallu le décès du dernier  « poilu » pour que cette guerre un peu oubliée revienne sur le devant de l’actualité.

Marien BOUDET s’est éteint le 21 mai 1938 des suites de ses blessures, au moment où se profilait un autre conflit.

Gloire et honneur à nos anciens de 14/18.