1939 - 1945

Comme toujours avant d’analyser une bataille, son déroulement et ses conséquences, il y a lieu de confronter les forces en présence.
Le 13 mai 1940, les forces allemandes et notamment la 1° et la 10° Panzerdivisions réussissent à franchir la Meuse et à percer les lignes de défense françaises.
Dès le 14 mai à l’aube grâce au génie allemand qui avait lancé dans la nuit des ponts de bateaux, les blindés allemands franchissent le fleuve et les deux divisions arrivent à concentrer en grande partie leurs engins blindés.
Le général LAFONTAINE, commandant la 53° division, tente bien de les arrêter par différentes contre-attaques, mais ses unités écrasées par la puissance de feu allemande sont pratiquement désarticulées et il n’y a donc plus de défense effective au Nord du mont Dieu et de Stonne.
 
En Allemagne un jeune général, Heinz GUDERIAN, que l’on retrouvera très vite à la tête des Panzers Divisions du III° Reich le 10 mai 1940, était devenu depuis les années 20 un spécialiste des blindés. Alors la France en retard ? Oui, très certainement et c’est la bataille de Montcornet qui va donner raison au colonel de GAULLE.
Ce dernier va par ses relations politiques il faut bien le  dire, va se faire entendre, connaissant parfaitement le rôle de la communication, faisant ressortir notamment que la guerre statique était vouée à l’échec et que désormais tout se jouera sur la motorisation et la vitesse-Il est vrai que le colonel de GAULLE, n’évoque dans son livre ni l’appui de l’aviation, ni des moyens de communications radios, ce qui lui sera reproché par quelques détracteurs, bien plus tard.
 

A l’invasion de la Pologne le 1° septembre 1939, la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre au III° Reich deux jours plus tard. Jusqu’au 9 avril 1940 une période de trêve tacite s’étend sur le front Ouest, après l’écrasement de l’armée polonaise, période que beaucoup ont baptisé la drôle de guerre, puis l’Allemagne nazie déclenche l’opération « Weerübung » contre le Danemark et la Norvège, où les allemands prennent de vitesse les alliés. S’ensuivent les débarquements français et anglais sur la côte norvégienne, Narvik et Tromsoe, puis leur réembarquement après l’offensive des forces allemandes aux Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. En 4 jours de combats le sort de l’armée néerlandaise, pourtant forte de 8 divisions est réglé…

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