1939 - 1945

Le 16 juin 1940, le maréchal Pétain, après la démission de Paul Raynaud, est appelé par le Président de la république, Albert Lebrun, à former un nouveau gouvernement : l’Armée française à ce moment là est totalement écrasée sur le territoire métropolitain par les forces allemandes qui déferlent vers le Sud et notamment Bordeaux où se trouvent réunis quelques centaines de parlementaires.
Le 17 juin, le maréchal Pétain commet sa première erreur, en demandant à l’Armée française de cessez le combat, alors qu’il n’a pas encore reçu de réponse à sa demande d’armistice adressée à l’Allemagne nazie.
 
Le 1° mars, après les débats douloureux à l’Assemblée Nationale à Bordeaux, dont les conséquences furent le vote par 546 voix contre 107 des préliminaires de paix et la cession de l’Alsace et de la Lorraine, Jules Grosjean, député et ancien Préfet du Haut Rhin, lut au nom de tous ses collègues alsaciens et lorrains, l’émouvante protestation que voici :
 
« Livrés, au mépris de toute justice et par un odieux abus de la force, à la domination de l’étranger, nous avons un denier devoir à remplir.
Nous déclarons encore une fois nul et non avenu un pacte qui dispose de nous sans notre consentement.
 
L’onde de choc provoquée par l’appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, pour importante qu’elle fut, ne fut pas pourtant perçue de la même façon dans les différentes parties de l’empire et qui pour celles qui rejoignirent la France libre, durent faire face à nombre de difficultés.
Le 20 juin 1940, déjà, aux Indes, le gouverneur Bonvin, gouverneur des établissements français de l’Inde, télégraphiait de Pondichéry au gouvernement du maréchal Pétain encore à Bordeaux, que la population européenne et locale était unanime à poursuivre la lutte aux côtés de l’empire britannique ; ce n’était pas en fait un ralliement au général de Gaulle, mais le 29 juin, les anglais faisaient savoir au gouverneur que son message serait transmis à Londres ; le 12 juillet, le général de Gaulle accusait la réception du message et félicitait le gouverneur Bonvin de son choix.
 
Le Japon est en guerre avec la Chine et n’a pas réussi à la faire capituler, les chinois offrant partout une farouche résistance, les armées de TCHANG KAI CHEK étant ravitaillées par les Etats-Unis d’Amérique bien avant que le Japon attaque ce pays.
Une grande partie de ce matériel transite par le port d’Haiphong au Tonkin, puis est acheminé vers le Yunnan par le chemin de fer reliant l’Indochine à Yunnan Fu.
A la veille de la déclaration de guerre, le gouvernement français avait pris l’engagement de ne plus permettre le transit de matériel militaire vers la république de Chine, mais il semblerait que cela ne satisfasse pas le gouvernement japonais inquiet de voir, quelques divisions nippones être prises en tenaille dans les provinces du sud par les forces chinoises..
 
Au cours d’un entretien CHURCHILL - de GAULLE le 6 août 1940, les deux hommes d’un commun accord décident de lancer une opération sur Dakar. Pourquoi Dakar, notamment après la désastreuse intervention britannique sur Mers El Kébir et sur Dakar un mois auparavant ?
Certes enjeu stratégique car ce port occupait en 1940 une position clé importante, ce port étant situé pratiquement au point de séparation de l’Atlantique Nord et de l’Atlantique Sud, face au continent américain et contrôlant les routes maritimes vers l’Afrique Occidentale Française, Guinée, Côte d’Ivoire,Togo , Dahomey,et également vers les colonies anglaises, de Gambie, Sierra Leone, Gold Coast, Nigeria et beaucoup plus loin, l’Afrique Equatoriale Française, le Congo belge, et l’Afrique du sud.