1870

Le maréchal MAC-MAHON est particulièrement conscient de la faiblesse de ses moyens, notamment pour couvrir la frontière sur le Rhin ; qui plus est il manque de renseignements sur l’adversaire : cela d’ailleurs sera un handicap constant des troupes impériales françaises.
Il opte donc pour une position défensive qui se tiendrait à hauteur d’Haguenau, légèrement au Nord, l’Alsace du Sud étant pratiquement dégarnie, les places de Strasbourg et de Belfort étant protégées par une division.
Au Nord-ouest le V° corps du général de Failly assure la liaison avec l’Armée de Lorraine.
Le 3 août 1870, la division du général Abel DOUAY reçoit l’ordre d’avancer vers Wissembourg à la frontière, et là, à peine les troupes françaises ont-elles atteint leurs positions, qu’elles sont attaquées par les avants gardes bavaroises et prussiennes, qui sans être repérées avaient traversé la forêt de Bien-Wald.
Le combat commence à 9 heures du matin, les troupes du 1° corps d’armée français sont harassées de fatigue, compte tenu de la longue marche qu’elles venaient de réaliser, d’autant plus que la surprise joue pleinement en faveur des Allemands.
Le général DOUAY est tué, les troupes allemandes occupent le Giessberg, et vers 14 heures 30 l’action est pratiquement terminée, les troupes allemandes occupent Wissembourg et les troupes françaises refluent en désordre.

Le 19 juillet 1870 la France déclare la guerre à la Prusse ; le 15 juillet GUILLAUME I° ayant décrété la mobilisation en Allemagne et dès le 21 juillet l’escadre française du Nord du vice- amiral BOUET-WILLEMEZ part pour la mer Baltique.
Une première escarmouche a lieu en Alsace le 25 juillet, où il y a un tué de part et d’autre, des Allemands sont fait prisonniers, mais leur chef de détachement le comte Von ZEPPELIN réussit à s’enfuir.
Le 28 juillet l’empereur Napoléon III, quoique malade prend le commandement de l’Armée du Rhin et va cantonner à Metz, l’impératrice EUGENIE brûlant de jouer un rôle politique, devient régente……