Des événements

Le 16 juin 1940, le maréchal Pétain, après la démission de Paul Raynaud, est appelé par le Président de la république, Albert Lebrun, à former un nouveau gouvernement : l’Armée française à ce moment là est totalement écrasée sur le territoire métropolitain par les forces allemandes qui déferlent vers le Sud et notamment Bordeaux où se trouvent réunis quelques centaines de parlementaires.
Le 17 juin, le maréchal Pétain commet sa première erreur, en demandant à l’Armée française de cessez le combat, alors qu’il n’a pas encore reçu de réponse à sa demande d’armistice adressée à l’Allemagne nazie.
 
Le 1° mars, après les débats douloureux à l’Assemblée Nationale à Bordeaux, dont les conséquences furent le vote par 546 voix contre 107 des préliminaires de paix et la cession de l’Alsace et de la Lorraine, Jules Grosjean, député et ancien Préfet du Haut Rhin, lut au nom de tous ses collègues alsaciens et lorrains, l’émouvante protestation que voici :
 
« Livrés, au mépris de toute justice et par un odieux abus de la force, à la domination de l’étranger, nous avons un denier devoir à remplir.
Nous déclarons encore une fois nul et non avenu un pacte qui dispose de nous sans notre consentement.